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Les grands thèmes

Les grands thèmes de la théologie du corps

La théologie du corps permet de « revisiter » toute la foi chrétienne à partir de cette « porte d’entrée » de la Révélation qu’est le corps.  

Du fait que le Verbe de Dieu s’est fait chair, le corps est entré, dirais-je, par la grande porte dans la théologie.

JEAN-PAUL II Catéchèse 23 sur la théologie du corps

Une théologie de la création

La théologie du corps est d’abord une théologie de la création. Elle montre que si l’homme – homme et femme – est le chef d’œuvre final de la création visible, c’est parce que son corps est fait pour le don. Il est doté d’une signification « sponsale ». Le don inscrit dans le corps est le signe de la vocation de la personne qui ne se réalise pleinement que dans le don d’elle-même. Ainsi, dès l’origine, le corps humain manifeste qu’il est fait pour exprimer le don des personnes dans la communion. C’est avant tout par communion à laquelle il est appelé que l’homme et la femme sont l’image de la communion éternelle d’amour des personnes divines qui est le « mystère invisible caché en Dieu de toute éternité » et qui devient visible à travers les chairs données de l’homme et de la femme.

La Création de l'Homme

Par sa visible masculinité et féminité, le corps – et seulement lui - est capable de rendre visible ce qui est invisible : le spirituel et le divin. Il a été créé pour transférer dans la réalité visible du monde le mystère invisible caché de toute éternité en Dieu et en être ainsi le signe.

JEAN-PAUL II Catéchèse 19 sur la théologie du corps

A venir

jeu 23
sam 25

Séminaire “La résurrection” (SA-3) – Paris

25 mai | 10 h 00 min - 17 h 00 min
Juin 15

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La chute originelle

Une théologie du péché et de la rédemption

C’est ensuite une théologie du péché et de la rédemption. Elle montre que la source de l’obscurcissement de la vocation originelle de la sexualité se trouve dans le péché des origines qui inaugure la dimension « historique » de l’homme. Dès lors, la sexualité est marquée par la honte, la tendance à dominer l’autre, à s’en accaparer à l’utiliser pour en jouir, pour une satisfaction personnelle qui tourne le dos aux exigences et à la vérité de la communion. L’homme est alors tenté d’accuser son corps de ce qui est l’effet de son cœur blessé. L’espérance se trouve dans l’appel que Dieu adresse au cœur humain à travers la Rédemption du corps accomplie par le Christ qui permet de renouer, dans le combat de la pureté et de la chasteté et dans la dynamique de la grâce, avec la vocation originelle du corps.

Après le péché des origines, la différence de sexe, masculin et féminin, fut brusquement ressentie et comprise comme un élément de réciproque opposition des personnes, comme si la sexualité était devenue un ‘’obstacle’’ dans les relations personnelles de l’homme et de la femme.

JEAN-PAUL II Catéchèse 29 sur la théologie du corps

Une théologie du royaume à venir

C’est aussi une théologie du royaume à venir, celui de la résurrection. S’appuyant sur cette vérité de la résurrection finale  des corps que professe la foi chrétienne, la théologie du corps montre comment la résurrection sera un plein accomplissement de la signification « sponsale » – c’est–à-dire la signification de don de soi –  du corps exprimée par la masculinité et la féminité. La condition de l’homme dans la résurrection ne comportera plus le mariage qui fait partie du seul horizon terrestre de l’homme, mais elle intégrera la masculinité et la féminité comme signe permanent de la vocation de la personne au don d’elle-même. Le mariage comme œuvre de communion prépare à cette communion éternelle avec Dieu dans le royaume de la résurrection ; le choix dès ici-bas du célibat « pour le royaume » en constitue l’annonce prophétique. Mariage et célibat ne s’opposent donc pas mais s’éclairent et se confortent mutuellement. L’un et l’autre procèdent d’un même acte de donation de la personne dans lequel la personne se réalise pleinement.

Cette éternelle signification du corps humain à laquelle l’existence de tout homme, chargé de l’héritage de la concupiscence, a nécessairement causé une série de limitations, de luttes et de souffrances, se révélera alors de nouveau, et avec à la fois une telle simplicité et telle splendeur que chacun de ceux qui participeront à l’ ‘’autre monde’’ retrouvera dans son propre corps glorifié la source de la liberté du don.

JEAN-PAUL II Catéchèse 69 sur la théologie du corps
Résurrection
Mariage

Renouvelle la théologie du mariage

La théologie du corps renouvelle la théologie sacramentaire du mariage. Elle pose le mariage comme sacrement primordial dans le cadre du sacrement de la création en tant que manifestation du dessein de Dieu d’entrer en alliance sponsale avec l’humanité créée à son image. Dans la lumière de l’épître aux Ephésiens, elle présente le mariage comme clé de compréhension de tout l’ordre sacramentel issu de l’œuvre de la rédemption dans les noces du Christ et de l’Eglise. Ainsi le mariage comme sacrement primordial devient-il le « prototype » de tous les sacrements de la Nouvelle Alliance mérités par la rédemption accomplie par le Christ en tant qu’Epoux de l’Eglise. De la sorte le mariage est posé comme une authentique vocation chrétienne ordonnée à la sainteté pour eu qu’il vise à se conformer aux noces du Christ et de l’Eglise qui réalisent l’essence même du mariage et en est la parfaite réalisation.

Le mariage ne correspond à la vocation des chrétiens que s’il reflète l’amour que le Christ-Epoux donne à l’Eglise son Epouse et que l’Eglise s’efforce de redonner au Christ en retour du sien.

JEAN-PAUL II Catéchèse 90 sur la théologie du corps

Refonde toute l’éthique conjugale

La théologie du corps permet in fine de refonder toute l’éthique sexuelle conjugale.  Elle le fait à partir de cette vision personnaliste et intégrale du corps qui ressort de son approche originale. Elle permet ainsi de comprendre la vraie raison des normes éthiques exprimées dans les documents contemporains de l’Eglise, et notamment l’encyclique Humanae vitae du saint pape Paul VI qui a été mal reçue faute d’une lumière suffisante portée sur ses fondements anthropologiques. La théologie du corps permet d’accepter plus facilement les exigences d’un langage du corps « relu dans la vérité », c’est-à-dire dans la liberté du don fondée sur une authentique chasteté et l’accueil des dons de l’Esprit-Saint. L’acte conjugal comme expression ultime du don des époux dans sa double signification unitive et procréative se trouve ainsi réévalué dans toute son importance et sa dignité.

Comme ministres d’un sacrement qui se perfectionne à travers l’union conjugale, l’homme et la femme sont appelés à exprimer ce mystérieux ‘’langage’’ de leurs corps dans toute la vérité qui lui est propre. C’est la liberté du don qui devient essentielle et décisive pour ce ‘’langage du corps’’.

JEAN-PAUL II Catéchèse 123 sur la théologie du corps
Couple - Ethique conjugale
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