Une théologie du royaume à venir

C’est aussi une théologie du royaume à venir, celui de la résurrection. S’appuyant sur cette vérité de la résurrection finale  des corps que professe la foi chrétienne, la théologie du corps montre comment la résurrection sera un plein accomplissement de la signification « sponsale » – c’est–à-dire la signification de don de soi –  du corps exprimée par la masculinité et la féminité.

La condition de l’homme dans la résurrection ne comportera plus le mariage qui fait partie du seul horizon terrestre de l’homme, mais elle intégrera la masculinité et la féminité comme signe permanent de la vocation de la personne au don d’elle-même. Le mariage comme œuvre de communion prépare à cette communion éternelle avec Dieu dans le royaume de la résurrection ; le choix dès ici-bas du célibat « pour le royaume » en constitue l’annonce prophétique. Mariage et célibat ne s’opposent donc pas mais s’éclairent et se confortent mutuellement. L’un et l’autre procèdent d’un même acte de donation de la personne dans lequel la personne se réalise pleinement.

Résurrection

Cette éternelle signification du corps humain à laquelle l’existence de tout homme, chargé de l’héritage de la concupiscence, a nécessairement causé une série de limitations, de luttes et de souffrances, se révélera alors de nouveau, et avec à la fois une telle simplicité et telle splendeur que chacun de ceux qui participeront à l’ ‘’autre monde’’ retrouvera dans son propre corps glorifié la source de la liberté du don.

JEAN-PAUL II

Catéchèse 69 sur la théologie du corps

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