La Théologie du corps renouvelle totalement le regard que l'Eglise porte sur la réalité du corps et de la sexualité. A partir d'une approche personnaliste du corps fait pour le don elle chasse défintivement du discours de l'Eglise toute tentation de pessimisme à ll'égard de la sexualité et prouve que l'Eglise a aujourd'hui autre chose  à proposer qu'une morale rigoriste et dépassée.


Développée par Jean-Paul II à travers 129 catéchèses délivrées au début de son pontificat lors des audiences générales du mercredi sur plus de cinq années, elle constitue le plus vaste enseignement pontifical sur un même sujet de toute l'histoire de l'Eglise. Mises bout à bout, ces catéchèses constituent un ensemble de près de 700 pages de texte.


On sait aujourd'hui, à partir de documents découverts après la mort de Jean-Paul II, que cet enseignement était entièrement rédigé par Jean-Paul II avant son élection. Le fait qu'il ait choisi de ne pas le publier en l'état mais de le dispenser par le canal des audiences générales dès le début de son pontificat  est le signe qu'il voulait en faire un acte principiel de son magistère pontifical.


On n'a découvert l'importance et l'originalité de cet enseignement que récemment en France où l'on ne disposait jusqu'à maintenant que d'une édition partielle de ces catéchèses et imparfaitement traduites. 


Le projet initial de Jean-Paul II comportait 135 catéchèses et leur plan détaillé n'a été retrouvé qu'en 2006. La nouvelle édition critique réalisée par Yves Semen restitue l'ensemble de ces catéchèses dans leur plan original et dans une traduction entièrement révisée.


Cet enseignement a été qualifié de "bombe à retardement théologique" par George Weigel, le biographe américain de Jean-Paul II, de "magistère génial de Jean-Paul II" par le cardinal Angelo Scola, archevêque de Milan, et de "fer de lance de la Nouvelle Evangélisation" par Yves Semen, auteur de La sexualité selon Jean-Paul II et de la nouvelle édition critique de La Théologie du corps.